Nidhal Chamekh

Travaillant autour des questions de confiscation des espaces publics par les autorités, Nidhal Chamekh poursuit son travail à partir du constat que les places publiques du centre-ville de Tunis sont quadrillées par des policiers, des barbelés et des caméras de surveillance.

S’inspirant du Miad, cercle de réunion et forme d’organisation autogérée des communautés tribales nord-africaines, Nidhal Chamekh repense la circulation de la parole dans cet espace. Son projet, débuté au printemps 2018 et montré à voir lors de la 7ème édition du festival Dream City, est de mettre en scène la parole en concevant une sorte de mobilier urbain, modulable et mobile. Cet outil est mis à disposition gratuitement des organisations, des groupes et des collectifs qui inscrivent au cœur de leur démarche la quête d’une vie commune meilleure. Il est destiné à tous ceux qui veulent se réunir, échanger et discuter à l’extérieur, avec ou sans autorisation, afin de faire naitre et émerger leurs idées et leurs voix dans l’espace public, pour que la parole circule publiquement et librement, en dehors des espaces clos et en rompant avec l’entre-soi.

Nidhal Chamekh, en association avec de jeunes artistes, des penseurs et des militants, invente un outil qui crée du commun et des espaces de débat vivants et conviviaux, sans tabou et où toutes les discussions deviennent possibles.

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