Atef Maatallah

Dans sa visite de la médina, au détour d’une ruelle, sur une place du quartier Moktar, le plasticien Atef Maatallah a d’abord été saisi par trois plans successifs : les couches de détritus, les deux murs et le ciel.

Il a alors l’image de créer un jardin public en lieu et place d’une décharge publique avec les habitants de ce quartier, en collaboration avec une botaniste-paysagiste, un architecte, et une historienne. « Il ne s’agira pas d’oublier les ordures, qui disparaîtront du sol mais s’immisceront tel un souvenir gravé et consigné : l’image peinte de quelques-unes d’entre elles flottera sur les hauts murs qui dominent la place. Captives entre la poussière et les nuages, imagées plutôt que réelles, elles seront une souvenance. Le lieu que nous rêvons est un lieu à la croisée de la mémoire et de la fiction. »

Le projet est conçu comme une œuvre d’écologie urbaine et d’occupation artistique pour la réinvention durable d’un espace public dans la cité. Plusieurs étapes de transformation participative sont prévues avec les habitants, notamment les enfants et les jeunes du quartier : autour du nettoyage des lieux, de l’aménagement urbain, de la plantation d’arbres et de plantes, de l’entretien des lieux « avant, pendant et après le projet », jusqu’à la réalisation d’une fresque murale.

  • Partenaires

    L’Association L’Art Rue est soutenue par la Fondation DROSOS, [en partie] par l’OPEN SOCIETY FOUNDATIONS et par MIMETA

    Ce projet est soutenu par Tfanen - Tunisie Créative

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