Replonger dans la douceur du spectacle « Khouyoul »  à travers ces lignes tirés d’articles et  communiqués de presse concernant cette création.

© Safa Ben Brahim

Revue de presse

 

 

Mouvement.net

La compagnie famande Kabinet K présente, pour la première fois en France, leur spectacle Khouyoul au festival de Marseille .

Un petit air frais souffle sur La Placette de la Friche de la Belle de Mai. J’attend l’heure de rentrer dans la salle du Grand Plateau où se joue pour la première fois en France, Khouyoul de la compagnie Kabinet K venue de Gand. La pièce, dont le titre se traduit par « chevaux » en français, prolonge Horses, recréée à Tunis à la demande de l’association tunisoise L’Art RueDans la file, un ballet d’enfants vont et viennent, par petit groupes, vers les toilettes.

La séance est en grande partie dédiée aux scolaires. Je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise nouvelle. La lumière s’éteint dans la salle, j’ai envie de filer une claque au gamin qui hurle devant moi et agite sa casquette, la musique commence et finalement, c’est moi qui prends une claque, devant un parterre d’enfants subjugués jusqu’au silence, attentifs jusqu’à en être émus…

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par Marie Reverdy

© Safa Ben Brahim

Danser Canal Historique

« Khouyoul », chevaux de grâce et de liberté

Ce spectacle libératoire, créé à Tunis, était à l’affiche du festival de Marseille. Un hymne à la confiance absolue entre enfants et adultes. Une révolution. Les uns sont danseurs professionnels. Les autres, des enfants et pré-adolescents. Leur manière d’être ensemble est baignée d’une poésie absolue, d’un état de grâce.

Spectacle inter-générationnel, Khouyoul est la version tunisienne d’un galop scénique qui n’aurait pu éclore ailleurs qu’en Belgique. Probablement. Joke Laureyns et Kwint Manshoven ont fondé leur compagnie Kabinet K à Gand, il y a une quinzaine d’années et n’inventent autre chose que des spectacles où s’unissent danseurs adultes, enfants en liberté et musiciens. Dont Horses (Chevaux), créé 2016. Plus qu’un spectacle, Horses est un manifeste, un concept qui s’exporte à travers le monde. En arabe, « chevaux » se dit : Khouyoul.

[…]

Après trois premières représentations en décembre 2018, le spectacle a été repris à Carthage Dance, aux Journées chorégraphiques de Carthage. Mais l’idée d’une réinterprétation tunisienne de Horses est venue de deux chorégraphes qui nous sont tout sauf inconnus: Selma et Soufiane Ouissi ont proposé ce projet à Kabinet K et l’ont produit avec leur association L’Art Rue, qui travaille dans la Médina de Tunis, et l’ont présenté dans le cadre de leur festival Dream City. Un cadre parfait pour Khouyoul, qui se déroule dans un parfum de légèreté toute onirique.

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© Safa Ben Brahim

Art TV

A l’origine de « Khouyoul », il y a « Horses ». Créé par le collectif belge Kabinet K (Joke Laureyns et Kwint Manshoven), « Horses » associe danseurs professionnels et enfants dans une chorégraphie qui illustre un rapport de confiance idéal entre les générations. « Khouyoul » est la recréation de ce spectacle par L’Art Rue, une association tunisienne. Douze personnes donnent corps à Khouyoul : six enfants, trois adultes et trois musiciens. Grâce à un subtil jeu de portés, les artistes présents sur scène oscillent entre le sérieux et le ludique. Ils questionnent ainsi les relations qui lient enfants et adultes, partout dans le monde. En ce sens, à part la musique, peu de choses séparent Horses de Khouyoul. Tendresse, confiance et joie de vivre sont au cœur de Khouyoul. A travers ce spectacle en effet, le duo Kabinet K cherche à imaginer une « forme possible de construction sociale ». Une société sans fracture générationnelle, où enfants et adultes communiquent et se comprennent, collaborant pour un avenir meilleur.

Khouyoul est un spectacle basé en grande partie sur l’improvisation et recréé dans le cadre du projet « Déconstruire la violence par l’Art ». Une œuvre humaniste !

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La provence

Sceneweb

Né en 2018 à Tunis, où il a aussi été joué à l’occasion festival Carthage Dance (14-20 juin 2019), c’est à présent à Marseille que le spectacle de danse Khouyoul vient déposer son utopie. Sa quête d’une communauté intergénérationnelle harmonieuse. Au-delà des différences culturelles.
À la tête du Festival de Marseille depuis 2016, le Belge Jan Goossens affirme cette année la conviction qu’«un autre festival est possible ». La certitude qu’à rebours des programmations hors-sols,sans surprises, d’une
grande majorité des événements artistiques estivaux, il est nécessaire d’inventer de nouvelles manières de programmer. De construire un moment artistique « inspiré par sa ville, à la fois européen et méditerranéen,
résolument cosmopolite, inclusif et émancipateur au sens artistique et citoyen, en dialogue avec une grande diversité de publics », dit-il dans l’édito de l’édition 2019 (14 juin – 6 juillet). Dans ce texte bref, précis, aux accents de manifeste, Jan Goossens exprime une conviction qu’ils’est forgée non seulement à Bruxelles en tant que directeur du Théâtre Royal Flamand (KVS) de 2001 à 2016, mais aussi lors de voyages à l’étranger. En Tunisie notamment, où les chorégraphes, danseurs et commissaires d’expositions Selma et Sofane Ouissi, dont il suit et accompagne le travail depuis de nombreuses années, ont créé en 2007 la biennale d’art contemporain en espace public Dream City. Festival dont il a été le commissaire artistique en 2017, et dont il prépare la prochaine édition, prévue en novembre 2019.

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par Anaïs Heluin

 

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